vendredi 3 août 2007

BIOGRPHIE SIMPLIFEE.

EN 1958,GASQUET voyage en Hollande et se passionne pour les les petits maîtres flamands, rencontre Roger Vaillant, albert vidalie,andré de Richaud et Robert Ganzo ( écrivains et poètes).Délaissant Sanary , il passe son premier été dans la Drôme à Châteauneuf de Mazenc.1959, c'est le début d'une collaboration suivie avec les architectes Jouven, A. le Poulain et J. Olivier.C'est aussi son élection au comité du salon de la jeune peinture, début d'une lutte prolongée pour la promotion d 'un art non figuratif.EN 1960, il vit à Asnières, roule en Volkswagen, peint à Meudon,s'installe à Poët Laval(Drôme) découver châtillon en Diois grâce à son ami Claude Confortès et fréquante assidûment l'auberge Van Gogh D'Auvers sur Oise,quartier général d'un groupe d'artistes où il rencontre Gérard Blain, star naissante de la nouvelle vague, qui deviendra son ami.1961, est marqué par son installation Rue Au Maire( Paris 3e) où tout saute,café arabe au bas de l'immeuble et guerre d'Algérie obligent.départ pour Montlhéry(Essonne).Rencontre avec JEAN Sénac et Paul Gillon à Châtillon en Diois.Début d'une très longue amitié avec Jean-Claude Forest.La Volkswagen fait place à uné A.C. Bristol obtenue en paiement de sa sculpture pour le Totem BP( circuit du Mans).Maurice GASQUET (VASCO pour les intimes ) fête ses 30 ans C'est en 1962,un vendredi 13, qu'il épouse Elisabeth de Meyenbourg à la Mairie de châtillon en Diois. Les témoins étaient Claude Confortès,venu entre deux représentatios du Festival d'Avignon et jean Senac, ( Très Montmartrois ) dans son costume sombre, et très en retard...1963 Naissance de sa fille HélèneMort de son père Salvador GASQUET.

°Gasquet au travail ( photo Cl.guichard)

GASQUET 1970

Cet ouvrage couvre la période 1963-1973. Période qui s'organise sous trois aspects: la peinture proprement dite , les oeuvres originales reproductibles( multiples) et les spectacles ( light-shows), aspects qui ont pu coexister par moments.
Le recul permet aujourd'hui d'observer un glissement net de l'oeuvre unique à l'image reproductible( qui passe par le truchement photographique) puis à la projection directe d'images multiples associées à un support sonore qui donne le fil du temps.On arrive ainsi au spectacle, par essence éphémère.
C'est la dissolution adsolue du réel tangible de l'oeuvre. le geste remplace la trace.
Il tenait donc de la gageure de rendre compte de cette période d'une manière classique. J'ai pris le parti d'établir ici une continuité visuelle qui s'appuie sur les quelques oeuvres restantes pour une part et sur les documents photographique de l'époque d'autre part, mélangeant allégrement les deux, avec un seul souci : le respect d'une vérité intérieure.

Elisabeth GASQUET
MAI 2003
http://vascogasquet.blogspot.com/

LE REALISME DE LA MEMOIRE

Quand Maurice Gasquet m'a montré ses gravures de la Drôme, elles ont agi sur mon esprit de façon singulière : il m'a semblé que j'étais mis en face de mes propres souvenirs, dans ce qu'ils ont à la fois de persuasif mais aussi, comme tous les souvenirs, de fuyant, d'évanescent.
Ceux-là , ceux de la Drôme, ce sont des souvenirs très anciens . C'était en 1939, j'avais été mobilisé comme lieutenant dans le Briançonnais et , quelques jours plus tard , le train transportait mon bataillon dans l'Isère, à Romans. J'étais le seul Parisien. tous mes compagnons étaient plus ou moins Savoyards.
Le train avait d'abord lentement descendu la vallé de la Durance, qu'il avait quittée après Gap.
Passé un long tunnel, il s'était engagé dans la vallé de la drôme.
Il s'approchait de Die. Et alors javais entendu dans le wagon un murmure animé, passant de bouche en bouche et de compartiment en compartiment, un appel ? un avertissement? où revenait un nom que, sans doute, je connaissais déjà, mais n'avais jamais encore entendu prononcer avec cette sorte de ferveur, d'effervescence :(( Le Vercors....c'est le Vercors... Est-ce déjà le Vercors?....Mais non, ce n'est pas lui , c'est seulement le massif du Glandasse..; Si c'est lui, je te dis, c'est le Vercors.....))
Le nom m'avait toujours paru très beau : sonors, altier. De l'entendre prononcer avec cette fougue, cette émotion me gagnait aussi. Je rejoignis les autres , dans le couloir.
Je vis, au-dessus du train , une espèce de haute, d'immence forteresse, austère, sévère, réservée, rigide, majestueuse.

Parfois il y avait une découpure, et une puissante muraille se dressait à l'écart, dans une solitude orgueilleuse, grattant le ciel, comme une ruine géante sur un piédestal d'éboulis; ailleurs, pareil à une tour de guet, un cube démesuré surveillait l'horizon, taillé droit, dé colossal posé là par quelque titan; ou bien une proue de navire semblait s'ouvrir sa voie dans les nuages.
Plus près de nous les pentes descendaient, peu à peu verdoyantes, coupées de routes, semées de bois, de garrigues, de bosquets. Je ne savais pas encore quel rôle cet imposant massif jouerait dans ma vie tard ----- puis dans l'Histoire. J'étais conscient seulement que la beauté du site répondait bien à la rigueur du nom.
Ce souvenir est demeuré très fort en moi, et très vivant. Mais si je l'ai rapporté dans son détail, c'ést que, comme la plupart des souvenirs visuels très anciens, ce souvenie-là aussi est surtout celui d'un sentiment : que je tente de le préciser, d'appeler des images exactes, dessinables, aussitôt tout m'échappe, la vision s'évanouit. Ce qui reste, ce sont en vérité des allusions : à des roches au soleil, à des pentes dans l'ombre ; à des chemins, des routes qui sabrent un pâturage, un petit bois; à un champ labouré , à une ferme vue de très haut, à cette solitaire muraille comme un spectre de pierre...
Ce sentiment , ces allusions, il m'a semblé que les eaux-fortes de Gasquet m'en apportaient étrangement l'empreinte matérielle ------presque photographique. c'est une impression très surprenante. Oui, pour moi, ces noirs, ces gris, ces blancs, matérialisent sur le papier ces fantômes de souvenirs, fixent une réalité dépouillée de sa réalité par le temps et l'oubli, mais toujours aussi forte, peut-être plus puissante que la réalité. est-ce une nouvelle voie qui s'ouvre en art, une nouvelle sorte de réalisme? Est-ce lanaissance d'un " réalisme de la mémoire"? On pense aussi aux tentatives, en littérature, d'une Marguerite Duras, d'un Claude simon. Il y a là,
dans cette analogie d'inspiration, une constante assez saisissante. Elle paraît bien caractériser une esthétique nouvelle, qu'il convient d'observer avec considération.

VERCORS
1961

jeudi 2 août 2007

" COMME UN SIGNE...."

°Gouaches de 1960 à 1961 Pour moi le signe GASQUET, c'est le dynamisme, et je crois plus à l'équilibre dynamique qu'à l'équilibre statique. tout se meut, avance, évolue, progresse.
Macroscope et microscope tout change àchaque instant, et pourtant tout reste pareil.
C'est une loi de la nature.
L'art suit le mouvement : il bouge.
La question n'est pas de savoir si ce qui a été fait avant-hier est meilleur que ce qui a été fait hier, et si aujourd'hui est moins bon qu'autrefois ( des variations du goût l'étude est inépuisable.)
La question c'est que le présent ne peut plus être le passé et que l'avenir ne sera pas le présent.
Il y a un fil pourtant qui relie entre elles toutes les évolutions, celui de la tradition , cette sorte de connaissance orale et manuscrite de nos ancêtres qui est parvenue jusaqu'à nous et que nous transmettons à nos suivants.
Et c'est ça L'EQUILIBRE , Mais le dynamisme est toujours là. Qu'on le veuille ou non , les choses remuent.

Claude CONFORTES
1964

" LA DEMARCHE DE L'ETHNOLOGUE "

La démarche de GASQUET offre quelques similitudes avec celle de l'ethnologue à la recherche de l'homme pourvu de moyens minima et qu'il est convenu d'appeler primitif; à cette différence près que cette fois c'est l'homme face aux moyens mécaniques qu'il a lui même créés qui tente de découvrir une certaine pureté des éléments confus d'un langage neuf.
L'affirmation de la pureté ne saurait se manifester sans une certaine colère sans une certaine violence qui vise précieusement à rejeter tout ce qui porte atteinte à l'intégrité des sentiments et des intentions.
GASQUET c'est avant tout le cri d'un homme en colère contre un portrait sclérosé de l'humanité et de ses moyens d'expression.
Robert HABY
1964














°Gouaches 1960 vasco gasquet

LE CONTRASTE APPARENT

°Gouaches de 1960 vasco gasquet GASQUET, déteste le mot à mot, il livre une
"domination", une structure, une ossature à quoi le chromatime est inhérent. Nous aimons cet art du concis, vigoureusement excessif et dont
( le contraste n'est qu'apparent ) la valeur d'objectivité résulte d'une exigeante subjectivité.

P. CAMINADE
1962

Archives du blog